Florian Sauvageau |

Aux États-Unis, les quotidiens viennent de connaître une semaine de
misère. C’est la décision du groupe Tribune (qui publie des titres
importants dont le Chicago Tribune, le Los Angeles Times ou le
Baltimore Sun) de chercher la protection de la loi de faillite qui a
retenu l’attention, mais il y a plus. Toute l’industrie est frappée.
Des groupes de presse qui ont payé beaucoup trop cher certains journaux
achetés en 2006 et 2007 se retrouvent aujourd’hui endettés, avec des
actifs dont la valeur boursière s’est effondrée. La récession et la
diminution importante des revenus publicitaires qui l’accompagne
transforment en chute brutale le lent déclin des quotidiens amorcé
depuis des années et accentué par la tendance à la spécialisation des
contenus et la montée d’internet. Les médias généralistes, qui offrent
de tout pour tous, n’ont plus la cote.

La lecture du compte
rendu (voir le New York Times de mardi 9 décembre:”Advertising. Next
Year Is Looking Even Worse) d’une conférence sur les tendances en
publicité, tenue à New York en début de semaine, a sans doute ajouté
aux sueurs froides des patrons de presse. Les analystes prévoient une
annnée 2009 horrible, la pire de l’histoire de l’industrie, selon l’un
d’entre eux. Le journaliste du Times n’a pu s’empêcher d’évoquer la
grande dépression et le cauchemar des années 1930. Tous les médias
souffriront de la récession, mais les analystes sont unanimes à prévoir
que les journaux seront les plus touchés. Des journalistes sont mis à
pied, des postes de correspondants retranchés, des journaux annulent
leur abonnement à l’agence Associated Press, qui annonce à son tour des
coupures, bref c’est l’ensemble du système d’information qui écope.

Florian Sauvageau |

Aux États-Unis, les quotidiens viennent de connaître une semaine de
misère. C’est la décision du groupe Tribune (qui publie des titres
importants dont le Chicago Tribune, le Los Angeles Times ou le
Baltimore Sun) de chercher la protection de la loi de faillite qui a
retenu l’attention, mais il y a plus. Toute l’industrie est frappée.
Des groupes de presse qui ont payé beaucoup trop cher certains journaux
achetés en 2006 et 2007 se retrouvent aujourd’hui endettés, avec des
actifs dont la valeur boursière s’est effondrée. La récession et la
diminution importante des revenus publicitaires qui l’accompagne
transforment en chute brutale le lent déclin des quotidiens amorcé
depuis des années et accentué par la tendance à la spécialisation des
contenus et la montée d’internet. Les médias généralistes, qui offrent
de tout pour tous, n’ont plus la cote.

La lecture du compte
rendu (voir le New York Times de mardi 9 décembre:”Advertising. Next
Year Is Looking Even Worse) d’une conférence sur les tendances en
publicité, tenue à New York en début de semaine, a sans doute ajouté
aux sueurs froides des patrons de presse. Les analystes prévoient une
annnée 2009 horrible, la pire de l’histoire de l’industrie, selon l’un
d’entre eux. Le journaliste du Times n’a pu s’empêcher d’évoquer la
grande dépression et le cauchemar des années 1930. Tous les médias
souffriront de la récession, mais les analystes sont unanimes à prévoir
que les journaux seront les plus touchés. Des journalistes sont mis à
pied, des postes de correspondants retranchés, des journaux annulent
leur abonnement à l’agence Associated Press, qui annonce à son tour des
coupures, bref c’est l’ensemble du système d’information qui écope.

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