Par Geneviève Gagné

La crise économique aura eu raison de Silvio Berlusconi, mais l’Italie n’a pas fini de rapiécer ses poches. Sous l’égide du nouveau Premier ministre, Mario Monti, le conseil des ministres approuvera lundi un nouveau plan de rigueur, de quoi alimenter sans relâche les journalistes. Ariel Dumont, journaliste indépendante en Italie en sait quelque chose.

Par Geneviève Gagné, collaboratrice en Italie

La crise économique aura eu raison de Silvio Berlusconi, mais l’Italie n’a pas fini de rapiécer ses poches. Sous l’égide du nouveau Premier ministre, Mario Monti, le conseil des ministres approuvera lundi un nouveau plan de rigueur, de quoi alimenter sans relâche les journalistes. Ariel Dumont, journaliste indépendante en Italie en sait quelque chose.

Installée à Rome depuis une vingtaine d’années, cette Française d'origine collabore entre autres à l’hebdomadaire Marianne, au quotidien Télégramme et aux sites Myeurop et Eurotmt. Elle signe également régulièrement des reportages pour la Première Chaîne de Radio-Canada.

Pourquoi avoir choisi l’Italie pour travailler en tant que correspondante?

Mes parents habitaient en Italie pour de raisons professionnelles, mon père travaillant pour les Nations Unies. J'ai donc terminé mes études en Italie puis commencé dans le journalisme.

Depuis combien de temps travaillez-vous pour des médias québécois et comment avez-vous commencé?

Je travaille pour Radio-Canada depuis 8 ans. J'ai été contactée par Guy Parent, qui est devenu le grand patron depuis, à l'occasion de la visite en Italie de l'ancien Président américain Georges Bush. Ils ont apprécié mon travail et nous avons continué collaborer.

Quels aspects de l’actualité italienne intéressent les médias québécois et lesquels ne les intéressent pas?

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Je crois que les médias québécois, comme tous les médias en général, sont intéressés par Berlusconi et ses frasques puis ses retombées sur la situation italienne, car il représente une anomalie dans le panorama politique mondial. Radio-Canada est aussi très friande de curiosités culinaires, culturelles et judiciaires. D’autre part, on ne peut pas dire à priori que quelque chose ne les intéresse pas. C'est au coup par coup et tout dépend de l'importance et du moment. Tout dépend de l'actualité et de la position de l'Italie sur l'échiquier européen.

Quels sujets italiens sont les plus difficiles à traiter surtout en tant que journaliste indépendante étrangère ?

Ah! La politique. Parce qu'en Italie, tout change d'un moment à l'autre. Les politiciens italiens sont très volubiles.

Quels conseils donneriez-vous à un(e) journaliste indépendant(e) qui voudrait travailler comme correspondant(e) en Italie?

De changer de trajectoire! La profession est morte en raison de la crise et de la poussée vers le haut d'Internet.Le métier de journaliste comme on l'a connu est fini. Internet prend le dessus et en période de crise, la qualité n'intéresse plus. Autre problème après l’âge de 40 ans, notamment à la télévision, on fait figure de vieux.