C’est sur un véritable changement des habitudes de s’informer que mise La Presse avec sa nouvelle application La Presse+, disponible depuis jeudi matin : le pari que ses lecteurs posséderont tous un iPad sous peu.

C’est sur un véritable changement des habitudes de s’informer que mise La Presse avec sa nouvelle application La Presse+, disponible depuis jeudi matin : le pari que ses lecteurs posséderont tous un iPad sous peu. 

Lors du lancement mercredi soir, à Montréal, le président et éditeur Guy Crevier a d’ailleurs voulu faire taire toute spéculation sur un éventuel virage payant. « La Presse+ sera offerte gratuitement demain matin, gratuitement pour la prochaine année, et gratuitement pour la vie », a-t-il lancé.

Faite sur mesure pour le iPad – et exclusivement pour lui – , l’application est en quelque sort un journal transposé sur tablette. Pas de section vidéo proprement dite : les vidéos sont intégrées en fonction du sujet, de même que tout article, chronique ou dossier pertinent.

De la convergence dans le contenu, quoi, que les concepteurs préfèrent nommer « dossiers multicouches ». Le contenu reste sensiblement le même que sur LaPresse.ca, mais plus abondant et beaucoup plus intuitif.

Au surplus, La Presse+ offre une mise en page visuellement très riche, aux allures de magazine, ou à tout le moins, de l’édition week-end. Textes et couleurs sont ajustables, tandis que les partages sur les réseaux sociaux sont facilités.

En outre, le contenu de La Presse.ca est disponible en temps réel. Le développement de l’application a pris trois ans et nécessité un investissement de 40 millions de dollars.

Il sera aussi possible d’accéder éventuellement aux anciennes éditions, ce qui suppose un grand travail d’archivage à venir.

La pub, le secret

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Bien sûr, qui dit gratuité dit publicité. Et M. Crevier a levé le voile sur une partie du secret de plus de 2 millions de dollars concernant le développement de la pub.

Les développeurs, a-t-il expliqué, ont passé des groupes témoins afin d’étudier les réactions de leur rétine lorsqu’ils regardaient une pub sur une tablette, tandis qu’une caméra braquée sur leur visage captait les réactions.

Les pubs, campées à gauche, sont donc adaptées au média.

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