Tidiane Kassé, Osiris.sn/Lequotidien.sn |

Quatre journalistes interpellés en un mois, c’était assez assommant pour rassembler toutes les énergies contre les dérives liberticides. Mais il y avait bien, derrière tout cela, un fait assez inédit pour poser un débat de fond aux journalistes. C’est le rapport de la presse à l’Internet.

Un nouveau rédacteur en chef trône dans les rédactions. Il n’a que 10 ans (son histoire est plus ancienne et beaucoup de « www » la racontent). Il y a cinq ans, la majorité des journalistes devait à peine le connaître. Ceux qui commençaient à se familiariser avec lui l’utilisaient juste comme « coursier ». On le chargeait de « fichier attaché » pour déposer des articles via e mail. Voilà qu’en 2007 il envoie un de ses « subordonné » derrière les barreaux. Dans la routine des interpellations de journalistes au Sénégal, c’était une première. L’alerte devait pousser à réfléchir, au-delà de la mobilisation pour la défense des libertés. Mais, dans le domaine des médias, les choses semblent aller trop vite pour qu’on ait le temps de la réflexion. Le tourbillon des révolutions technologiques est tel qu’on cherche à s’adapter plutôt qu’à questionner les enjeux.

Tidiane Kassé, Osiris.sn/Lequotidien.sn |

Quatre journalistes interpellés en un mois, c’était assez assommant pour rassembler toutes les énergies contre les dérives liberticides. Mais il y avait bien, derrière tout cela, un fait assez inédit pour poser un débat de fond aux journalistes. C’est le rapport de la presse à l’Internet.

Un nouveau rédacteur en chef trône dans les rédactions. Il n’a que 10 ans (son histoire est plus ancienne et beaucoup de « www » la racontent). Il y a cinq ans, la majorité des journalistes devait à peine le connaître. Ceux qui commençaient à se familiariser avec lui l’utilisaient juste comme « coursier ». On le chargeait de « fichier attaché » pour déposer des articles via e mail. Voilà qu’en 2007 il envoie un de ses « subordonné » derrière les barreaux. Dans la routine des interpellations de journalistes au Sénégal, c’était une première. L’alerte devait pousser à réfléchir, au-delà de la mobilisation pour la défense des libertés. Mais, dans le domaine des médias, les choses semblent aller trop vite pour qu’on ait le temps de la réflexion. Le tourbillon des révolutions technologiques est tel qu’on cherche à s’adapter plutôt qu’à questionner les enjeux.

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