Gesca et le comité de négociation du Soleil sont parvenu à une entente de principe qui prévoit notamment une
augmentation des heures travaillées sans augmentation de salaire.

(correction post-publication) Gesca et le comité de négociation du Soleil sont parvenus à une entente de principe qui prévoit notamment une
augmentation des heures travaillées sans augmentation de salaire. Cet accord conclu vendredi doit être soumis au vote de l’ensemble des syndiqués cette semaine.

«Nous avons été acculés au mur. Et
c’est peu dire. M. Guy Crevier, président de Gesca, le bras
médiatique de Power Corporation, est venu à Québec pour nous
livrer un ultimatum. Il nous a indiqué que si nous n’acceptions pas
le nouveau modèle d’affaires, ce qui était sur la table, dans deux
semaines, il envisageait la fermeture du Soleil», a expliqué au
Devoir le président du syndicat des journalistes, Baptiste Ricard-Châtelain.

Du côté de la direction, Guy Crevier
a nié avoir menacé ses salariés. C’est cependant la méthode qu’il
avait employée à Montréal il y a deux ans pour imposer ses vues à
ceux de La Presse. Les conditions imposées à la rédaction
montréalaise font depuis partie du «mandat corporatif
incontournable» du groupe qui veut les imposer à l’ensemble de ses
publications.

Craignant la fermeture de leur journal,
journalistes et employés de bureau de La Presse avaient
accepté de passer de 32 heures travaillées sur quatre jours à 35
heures sur cinq jours, sans compensation financière. Ils avaient
également fait des concessions sur les congés, le régime de
retraite et les assurances collectives.

Voir aussi: Le Soleil serait menacé de fermeture

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