Le quart des Québécois affirment que
leur intérêt pour l’information locale a augmenté au cours des
cinq dernières années, selon un sondage Léger Marketing commandé
par Hebdos Québec. Ainsi, 80% considèrent aujourd’hui que leur
journal local est un rouage important de la démocratie.

77% croient que la disparition
de l’hebdomadaire de leur coin handicaperait l’accès à
l’information concernant leur municipalité, la vie sociale de leur
communauté (65 %) et la vie économique (58 %). Pour le directeur
général d’Hebdos Québec, Gilber Paquette, ces chiffres
confirment une tendance mondiale: «le retour en force de la nouvelle
de proximité».

Le quart des Québécois affirment que
leur intérêt pour l’information locale a augmenté au cours des
cinq dernières années, selon un sondage Léger Marketing commandé
par Hebdos Québec. Ainsi, 80% considèrent aujourd’hui que leur
journal local est un rouage important de la démocratie.

77% croient que la disparition
de l’hebdomadaire de leur coin handicaperait l’accès à
l’information concernant leur municipalité, la vie sociale de leur
communauté (65 %) et la vie économique (58 %). Pour le directeur
général d’Hebdos Québec, Gilber Paquette, ces chiffres
confirment une tendance mondiale: «le retour en force de la nouvelle
de proximité».

Demande insatisfaite

Cependant, l’appétit du public n’est
pas toujours satisfait. Le Groupe de travail sur l’information et
l’avenir du journalisme, dirigé par la professeure Dominique Payette
de l’Université Laval, a en effet constaté de fortes disparités
entre les régions en matière d’accès à une information locale et
régionale diversifiée. Certaines régions sont en effet très bien
desservies alors que d’autres sont de véritables déserts.

Dans son rapport, remis au gouvernement
le mois dernier, le groupe a également constaté que, trop souvent,
les médias nationaux véhiculent des stéréotypes sur les régions
en cantonnant leur couverture aux fermetures d’usines, à l’ouverture
de la pêche au homard ou au concours de panaches d’orignaux, par
exemple. Les chercheurs ont aussi noté des faiblesses au plan de
l’information interrégionale.

De plus, ils ont fait écho aux
inquiétudes de la Fédération professionnelle des journalistes du
Québec (FPJQ) quant aux relations souvent houleuses entre les élus
municipaux et les journalistes locaux. Selon la fédération, de plus
en plus de journalistes affectés aux affaires municipales
travaillent en terrain miné. Ils ont des difficultés à avoir accès
aux documents publics et font face à des mesures d’intimidation
verbale, physique, et économique.

Vers une offre renouvelée

Les médias ne sont cependant pas
sourds aux attentes des Québécois. En effet, plusieurs opèrent
actuellement un retour vers l’information locale en quête d’un
nouveau public et d’un marché publicitaire alléchant. Quebecor et
Transcontinental ont par exemple décidé d’investir davantage dans
le secteur des hebdomadaires locaux, tandis que Radio-Canada a
annoncé son intention de produire plus d’émissions régionales et
de lancer de nouveaux sites web et services locaux et hyperlocaux.

En plus des joueurs traditionnels, de
nouveaux acteurs émergent. Les résidents du quartier Masson à
Montréal ont depuis un an leur propre site d’information
hyperlocale, RueMasson, et le réseau hyperlocal OpenFile sera lancé
à Montréal au printemps. De plus, le fondateur d’OpenFile et
analyste médias, Craig Sylverman, nous confiait en décembre
s’attendre à ce que le réseau Patch d’AOL tente une percée au
Canada cette année.

Indications méthodologique: le sondage
Hebdos Québec – Léger Marketing a été réalisé par Internet du
24 au 27 janvier. 1000 entrevues ont été effectuées. La marge
d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.

Voir aussi:

Les hebdos se jouent-ils de la crise

Ces maires qui bâillonnent la presse… au Québec

RueMasson change de look et intègre la pub

2011: iPad, data et hyperlocal

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