Les troupes du colonel Kadhafi en Libye
multiplient les agressions et arrestations de journalistes étrangers.
Le correspondant du quotidien britannique The Guardian, Ghaith
Abdul-Ahad, et celui du quotidien brésilien O
Estado de São Paulo
, Andrei
Netto, ont
tous deux été arrêtés et emprisonnés. Ces deux reporters, qui
travaillaient ensemble, ont été vus pour la dernière fois le 6
mars dans la région de Zawiya à une trentaine de kilomètres à
l’ouest de la capitale.

Les troupes du colonel Kadhafi en Libye
multiplient les agressions et arrestations de journalistes étrangers.
Le correspondant du quotidien britannique The Guardian, Ghaith
Abdul-Ahad, et celui du quotidien brésilien O
Estado de São Paulo
, Andrei
Netto, ont
tous deux été arrêtés et emprisonnés. Ces deux reporters, qui
travaillaient ensemble, ont été vus pour la dernière fois le 6
mars dans la région de Zawiya à une trentaine de kilomètres à
l’ouest de la capitale.

Comme eux, trois journalistes de la BBC
ont été arrêtés par les forces gouvernementales. Les trois hommes
ont été battus puis alignés contre un mur pour un simulacre
d’exécution avant d’être relâchés après 21 heures de détention.
Choquée par leur témoignage, la Haut commissaire de l’ONU aux
droits de l’homme Navi Pillay n’hésite pas à parler d’«actes de
tortures».

Dès le début des soulèvements
populaires qui secouent le pays depuis le 16 février, les
journalistes étrangers qui se rendaient sur place ont été
violemment menacés par le régime d’être traités comme des agents
d’al-Qaida. Les premiers reporters qui ont passé la frontière, dont
Akli Aït Abdallah de Radio-Canada, ont donc travaillé au péril de
leur vie.

Quelque temps après le début du
conflit, la Libye a décidé d’ouvrir ses portes aux journalistes
pour leur montrer sa version de l’actualité. Depuis, «le traitement
des correspondants par les autorités diffère radicalement s’ils
sont rentrés illégalement sur le territoire, ou s’ils ont été
officiellement invités», rapporte Reporter Sans Frontières.

Les «invités», dont la
correspondante de Radio-Canada Anyck
Béraud, sont hautement contrôlés. Tous
regroupés dans le même hôtel à Tripoli, où ils ont reçu la
visite du colonel Kadhafi lui-même, ils n’ont aucune liberté de
mouvement.

À
l’extérieur de la capitale, les journalistes ont une totale liberté
d’action, mais risquent en tout temps de croiser les hommes de Kadhafi et d’être arrêtés. Les insurgés ont en revanche
manifesté depuis le départ une grande ouverte envers les médias.
Cependant, certains commencent à accuser les journalistes de les
mettre en danger en divulguant leurs secrets militaires.

Le
responsable de la couverture internationale à Radio-Canada, Guy
Parent, a refusé de donner quelconque information sur les conditions
de travail de ses journalistes en Libye afin de ne pas compromettre
leur sécurité. Début
février, le
journaliste Jean-François Lepine
et son équipe ont été violemment agressés en Égypte où les
journalistes étrangers ont été délibérément pris pour cible par
les partisans du régime.

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