Reconnu coupable du meurtre d’un
policier blanc en 1982, Mumia-Abu Jamal vit depuis dans le couloir de
la mort de Pennsylvanie. Ancien militant des Black Panthers, il a également était
président de l’Association des journalistes noirs de Philadelphie.

Reconnu coupable du meurtre d’un
policier blanc en 1982, Mumia-Abu Jamal vit depuis dans le couloir de
la mort de Pennsylvanie. Ancien militant des Black Panthers, il a
également était président de l’Association des journalistes
noirs de Philadelphie.

La cour d’appel fédérale de
Philadelphie a examiné hier la régularité de la condamnation à
mort de Mumia-Abu Jamal dans le but de rétablir la peine capitale ou
de convoquer un nouveau jury qui aurait à se prononcer de manière
définitive sur la sentence.

Devenu un symbole du mouvement
abolitionniste, Mumia-Abu Jamal a toujours clamé son innocence et
une personne a avoué à sa place le meurtre pour lequel il a été
condamné. Il a rallié à sa cause des centaines d’organisations du
monde entier, dont Reporters Sans Frontières pour qui cet ex-journaliste
n’a pas bénéficié d’un procès équitable. L’organisation
soutient que la qualité de journaliste militant de Jamal a pesé
sur sa condamnation.

Le journal français l’Humanité estime
lui aussi depuis des années que le procès de «la voix des sans
voix» a été tissé d’irrégularités. «Expertises balistiques
inexistantes, absence de relevé d’empreintes, zone des faits non
sécurisée, tests non effectués, témoins menacés, subornés,
jurés écartés, rapports de police contradictoires», énumère le
journal qui dénonce également le racisme du juge de l’époque, le
juge Sabo, qui avait déclaré: «Grillez moi ce nègre».

L’ex-première dame de France, Danielle
Mitterand, est elle aussi impliquée depuis plus de deux décennies
dans le cas Jamal. Pour elle, «ceux qui veulent sa mort lui en
veulent simplement parce qu’il est un noir, qu’il est cultivé,
qu’il a fait des études, qu’il a publié et qu’il partage
l’intelligence du genre humain».

Le reportage (en anglais) de RT
America:

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