Un
magazine d’actualité et de réflexion viendra enrichir l
e
paysage médiatique québécois cet automne. Nicolas Langelier,
journaliste indépendant, et son associé Jocelyn Maclure lanceront
Nouveau Projet, une revue qui
n’aura pas comme seul souci d’informer sur l’actualité, mais de
proposer
«un guide pour mieux comprendre notre époque».

Un
magazine d’actualité et de réflexion viendra enrichir l
e
paysage médiatique québécois cet automne. Nicolas Langelier,
journaliste indépendant, et son associé Jocelyn Maclure lanceront
Nouveau Projet, une revue qui
n’aura pas comme seul souci d’informer sur l’actualité, mais de
proposer
«un guide pour mieux comprendre notre époque».

Un magazine de réflexion

Dans une vidéo de présentation, ses
fondateurs soulignent que «quelque chose ne va pas dans notre
univers médiatique» marqué par le sensationnalisme, la
convergence, l’obsession des revenus publicitaires, les contenus
légers, sexy-pétillant-cool, interchangeables, et la multiplication
des chroniqueurs démagogiques. En conséquence, «des enjeux ne sont
pas discutés et approfondis, des idées ne circulent pas». Pour y
remédier, ils proposent un magazine indépendant «susceptible
d’apporter à notre société l’effervescence dont elle a besoin».

«Nous voulons insuffler une réflexion
sur la vie qu’on mène, et l’ancrer dans les valeurs de justice et de
progrès social», explique Nicolas Langelier. Dans cet esprit,
Nouveau Projet sera consacré aux articles de fond et offrira
à ses collaborateurs la possibilité d’écrire des textes de 10, 15
voire même 20 feuillets. «Nous publierons deux numéros par année.
Il faudra qu’ils soient substantiels, qu’ils aillent au-delà de la
nouvelle, qu’il y ait de la réflexion et du style», insiste le
journaliste.

De fait, Nouveau Projet ne
publiera pas uniquement des textes journalistiques. Reflet de
l’identité d’écrivain de Nicolas Langelier et de philosophe de
Jocelyn Maclure, il fera la part belle à la fiction et à la
philosophie. Il souhaite également faire une place à la bande
dessinée et au journalisme littéraire dans la tradition d’Ernest
Hemingway, en confiant à des écrivains des mandats journalistiques.

Un modèle d’affaires éclaté

Ni Monocle, ni Harper’s
Magazine
, ni XXI, ni The New Yorker et tout cela à
la fois, Nouveau Projet se voudra «un beau produit imprimé
au design et au contenu recherché». Mais il se déclinera également
en ligne et sur les réseaux sociaux tout en ayant un véritable
pignon sur rue. Ses fondateurs prévoient en effet ouvrir un lieu de
rassemblement où pourront être organisés expositions, soirées de
réflexion et autres événements urbains.

Ce caractère multiplateforme teinte
également le modèle d’affaires de l’aventure qui sera financée par
les abonnements et la publicité, mais aussi par la vente de produits
dérivés et les activités parallèles, dont la création d’une
maison d’édition. Pour le lancement, les deux fondateurs
investissent leurs deniers personnels et appellent leur futur
communauté à faire des dons via le site kickstarter. Au
cours de la seule matinée d’aujourd’hui, 3 000$ ont été récoltés.
Il ne seront prélevés que si l’objectif de 10 000$ est atteint
d’ici un mois.

L’enthousiasme qu’a suscité le projet
sur les réseaux sociaux aujourd’hui réjouit Nicolas Langelier: «ça
démontre qu’il y a un besoin pour ce que nous proposons». Il est
d’ailleurs confiant que Nouveau Projet séduira les
annonceurs, car il s’adressera à un public jeune, éduqué,
sophistiqué et intéressé par la culture. Selon lui, il s’agit
d’un lectorat qui, à l’heure actuelle, n’est fédéré par aucune
publication en particulier au Québec et est donc dispersé.

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