Jean Dion, Le Devoir |
 
Air connu: on veut pas le savoir, disait le prophète, on veut le voir.
Et qu’est-ce qu’on l’a vu, bonté, qu’est-ce qu’on l’a vu. Avant, tout
le monde savait, même si bien peu avaient vu. Maintenant, on nous donne
à voir avant même de savoir. Les «événements de Saguenay» passent en
boucle, partout, aux vraies nouvelles (les nouvelles du sport ne sont
pas de vraies nouvelles, confinées au divertissement), aux émissions de
discussion sociétale et, bien sûr, jusque sur YouTube, la vitrine
mondiale qu’a trouvée l’humain pour avertir son voisin qu’il se passe
quelque chose ou rien. Les médias en profitent pour se livrer à l’une
de leurs activités favorites: consacrer des heures et des heures à dire
que les médias exagèrent. Ce papier serait accusé d’en être la preuve
par l’absurde qu’il ne trouverait pas grand-chose à redire.

Jean Dion, Le Devoir |
 
Air connu: on veut pas le savoir, disait le prophète, on veut le voir.
Et qu’est-ce qu’on l’a vu, bonté, qu’est-ce qu’on l’a vu. Avant, tout
le monde savait, même si bien peu avaient vu. Maintenant, on nous donne
à voir avant même de savoir. Les «événements de Saguenay» passent en
boucle, partout, aux vraies nouvelles (les nouvelles du sport ne sont
pas de vraies nouvelles, confinées au divertissement), aux émissions de
discussion sociétale et, bien sûr, jusque sur YouTube, la vitrine
mondiale qu’a trouvée l’humain pour avertir son voisin qu’il se passe
quelque chose ou rien. Les médias en profitent pour se livrer à l’une
de leurs activités favorites: consacrer des heures et des heures à dire
que les médias exagèrent. Ce papier serait accusé d’en être la preuve
par l’absurde qu’il ne trouverait pas grand-chose à redire.

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