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Opinion : Réflexion dun citoyen sur le journalisme citoyen

Thierry Ternisien d’Ouville, Centpapiers.com Le concept de journalisme citoyen, porté sous des formes diverses par de nombreux sites citoyen, me parait, pour au moins trois raisons, être une impasse. Restant dans le paradigme du journalisme, il met au centre de son projet la collecte et la vérification de l’information. Or, ce dont nous souffrons actuellement…

Thierry Ternisien d’Ouville, Centpapiers.com

Le concept de journalisme citoyen, porté sous des formes diverses
par de nombreux sites citoyen, me parait, pour au moins trois raisons,
être une impasse.

Restant dans le paradigme du journalisme, il met au centre de son
projet la collecte et la vérification de l’information. Or, ce dont
nous souffrons actuellement ce n’est pas d’un manque d’information mais
d’un manque de réflexion. Nous sommes de plus en plus incapables de
penser ce que nous faisons, comme le disait dès la fin des années 50
Hannah Arendt. Ce mal s’est dramatiquement accentué depuis. La raison
d’être de sites citoyens devrait se situer là. Fournir des lieux
d’élaboration de réflexion plurielle et collective. En privilégiant
l’actualité immédiate, en réagissant aux “manques ou aux manipulations”
des médias traditionnels, en répondant à une logique de l’audimat
importée de la télévision, les sites citoyens se fourvoient. Le débat
se concentre sur le contrôle et l’exhaustivité des informations alors
que la vraie question est celle de la pluralité et de la richesse des
réflexions.


Thierry Ternisien d’Ouville, Centpapiers.com

Le concept de journalisme citoyen, porté sous des formes diverses
par de nombreux sites citoyen, me parait, pour au moins trois raisons,
être une impasse.

Restant dans le paradigme du journalisme, il met au centre de son
projet la collecte et la vérification de l’information. Or, ce dont
nous souffrons actuellement ce n’est pas d’un manque d’information mais
d’un manque de réflexion. Nous sommes de plus en plus incapables de
penser ce que nous faisons, comme le disait dès la fin des années 50
Hannah Arendt. Ce mal s’est dramatiquement accentué depuis. La raison
d’être de sites citoyens devrait se situer là. Fournir des lieux
d’élaboration de réflexion plurielle et collective. En privilégiant
l’actualité immédiate, en réagissant aux “manques ou aux manipulations”
des médias traditionnels, en répondant à une logique de l’audimat
importée de la télévision, les sites citoyens se fourvoient. Le débat
se concentre sur le contrôle et l’exhaustivité des informations alors
que la vraie question est celle de la pluralité et de la richesse des
réflexions.

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