Le site du Devoir a été la cible de pirates informatiques au cours de la nuit. À 1h09 du matin, un court texte annonçant la mort du Premier ministre Jean Charest a été publié en manchette, semant la pagaille sur les réseaux sociaux et dans les salles de rédaction.

Le site du Devoir a été la cible de pirates informatiques au cours de la nuit. À 1h09 du matin, un court texte annonçant la mort du Premier ministre Jean Charest a été publié en manchette, semant la pagaille sur les réseaux sociaux et dans les salles de rédaction.

«Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal a confirmé dans la nuit de mardi que le premier ministre Jean Charest fut admis à l'urgence du centre hospitalier. Victime d'un malaise cardiaque, son décès a été constaté quelques minutes plus tard», pouvait-on lire sur le site. Le texte portait la signature de Jeanne Corriveau, une journaliste régulière du quotidien.

La nouvelle a rapidement été échangée sur les réseaux sociaux et reprise par les radios, mais plusieurs mettaient en doute la véracité de l'information. L'attaché de presse du Premier ministre et le CHUM ont rapidement démenti. Très actif sur les réseaux sociaux, le correspondant parlementaire Antoine Robitaille a été le premier artisan du quotidien à réagir. Alors que les médias concurrents tentaient de contrevérifier l'information, il a publié sur Twitter:

La rédactrice en chef du quotidien, Josée Boileau, a remercié les usagers des réseaux sociaux d'avoir démenti et relayé l'information, lui permettant de gérer la crise pendant que ses programmeurs se démenaient pour reprendre le contrôle du site. Les pirates en ont bloqué l'accès interne, empêchant les artisans du Devoir de retirer le texte frauduleux.

Le journal n'a ainsi pu mettre en ligne un texte explicatif qu'à 4h56 ce matin. Il a présenté ses excuses au Premier ministre et assure prendre des mesures pour trouver le ou les responsables. La direction examine actuellement le dossier avec ses avocats et déposera une plainte formelle au SPVM ou à la SQ, a expliqué Antoine Robitaille sur Twitter.

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