Courrier international/La Vie |

Interrogé par Jean-Claude Escaffit, le sociologue français Edgar Morin
analyse le rôle du journalisme dans la diffusion du savoir. “Sans
contextualisation, une connaissance devient myope, parfois aveugle. En
revanche, une connaissance capable de contextualiser est plus
pertinente que la science la plus sophistiquée qui ne l’est pas. (…)
Malheureusement, la prolifération d’informations, au lieu de servir à
la connaissance, l’obstrue. Il faut cependant sauvegarder
l’information, même si elle est gênante. Mais il faut l’intégrer dans
une connaissance plus large, organisée et non dogmatique. Le
journalisme n’est pas qu’une technique, c’est un art. Contrairement à
ce que l’on croit, nous ne sommes pas dans une société de la
connaissance, mais des connaissances. (…) Notre mode de compréhension
morcelée nous rend incapables de voir les problèmes fondamentaux et
globaux. C’est pourquoi on observe aujourd’hui une crise de la
connaissance.”

Courrier international/La Vie |

Interrogé par Jean-Claude Escaffit, le sociologue français Edgar Morin
analyse le rôle du journalisme dans la diffusion du savoir. “Sans
contextualisation, une connaissance devient myope, parfois aveugle. En
revanche, une connaissance capable de contextualiser est plus
pertinente que la science la plus sophistiquée qui ne l’est pas. (…)
Malheureusement, la prolifération d’informations, au lieu de servir à
la connaissance, l’obstrue. Il faut cependant sauvegarder
l’information, même si elle est gênante. Mais il faut l’intégrer dans
une connaissance plus large, organisée et non dogmatique. Le
journalisme n’est pas qu’une technique, c’est un art. Contrairement à
ce que l’on croit, nous ne sommes pas dans une société de la
connaissance, mais des connaissances. (…) Notre mode de compréhension
morcelée nous rend incapables de voir les problèmes fondamentaux et
globaux. C’est pourquoi on observe aujourd’hui une crise de la
connaissance.”

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