Loin de s'abreuver à une source d'information unique, les Américains butinent d'un média et d'une plateforme à l'autre pour s'informer sur leur communauté et leurs choix dépendent des sujets qui les intéressent, révèle une nouvelle analyse du Pew Research Center's Project for Excellence in Journalism. Si la télévision tient toujours le haut du pavé, le glissement massif du public vers Internet se confirme.

Loin de s'abreuver à une source d'information unique, les Américains butinent d'un média et d'une plateforme à l'autre pour s'informer sur leur communauté et leurs choix dépendent des sujets qui les intéressent, révèle une nouvelle analyse du Pew Research Center's Project for Excellence in Journalism. Si la télévision tient toujours le haut du pavé, le glissement massif du public vers Internet se confirme.

Pour faire le plein d'actualité locale, 74% des Américains regardent les bulletins d'information au petit écran ou visitent les sites web des chaînes de télévision au moins une fois par semaine. En comparaison, 50% lisent les journaux et leurs sites, 51% écoutent la radio en mode conventionnel ou en ligne et 47% consultent Internet (restreint ici aux pure players). Ainsi, la télévision demeure un réflexe pour la majorité. Cependant, elle n'attire les masses que pour une minorité de sujets.

Le petit écran est essentiellement consulté pour la météo et les nouvelles de dernière heure. La politique locale fait aussi partie des sujets populaires auprès des téléspectateurs, mais, sur ce plan, les journaux locaux font aussi bien. En fait, ils lui volent la vedette sur un large éventail de sujets. Ils sont la première source d'information pour les nouvelles concernant les événements locaux, les faits divers, les taxes, la gouvernance locale, les arts et la culture, les services sociaux, les questions de zonage et de développement.

Toutefois, 69% des répondants à l'étude ne sont pas pour autant foncièrement attachés à leurs journaux locaux. Ils estiment que si ces publications venaient à disparaître, cela n'aurait pas un impact majeur sur leur capacité à s'informer sur leur communauté. Ils se tourneraient alors vers d'autres sources d'information. À ce chapitre, les sites d'information locale sont promis à un bel avenir. Internet est en effet la première ou la seconde source d'information mentionnée pour 15 des 16 sujets proposés.

Cette migration vers le web est encore plus marquée chez les moins de 40 ans qui s'informent avant tout sur Internet pour 11 des 16 sujets. Ce groupe d'âge est aussi celui qui compte le moins sur la télévision ce qui «suggère une vulnérabilité plus grande pour ce médium dans le futur», notent les chercheurs, y compris pour les chaînes qui investissent massivement en ligne. En effet, les sites web des télévisions, comme ceux des journaux d'ailleurs, ne sont pas des sources d'information locale massivement mentionnées.

Pour sa part, la radio est le parent pauvre. Seulement 15% des répondants la désignent comme leur source d'information favorite. Elle est absente des sources d'information prioritaires chez la majorité des moins de 40 ans. Dans l'ensemble de la population, la majorité des répondants ne la cite comme première source d'information que pour un sujet précis: la circulation. Et encore, même pour ce sujet, elle doit partager la vedette avec la télévision.

 

Méthodologie: l'étude «How people learn about their communities» du Pew Research Center's Project for Excellence in Journalism compile les résultats d'un sondage téléphonique national mené auprès de 2251 adultes américains. Sa marge d'erreur est de 2%.

 

 

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