Nathalie Collard, Cyberpresse.ca |

Le magazine Macleans devra-t-il s’excuser d’avoir publié les opinions tranchées d’un chroniqueur à propos de la communauté musulmane?

En octobre 2006, l’hebdomadaire publiait le chapitre d’un livre de Marc Steyn intitulé The Future Belongs to Islam.
Chroniqueur vedette de la presse conservatrice, Steyn est reconnu pour
ses écrits chocs à l’endroit des musulmans. Dans l’extrait en question,
il décrit l’évolution démographique des pays européens et la compare à
celle des pays musulmans, laissant entendre qu’à moyen terme, l’Europe
sera ni plus ni moins «envahie» par des extrémistes islamistes et des
femmes voilées Quatre étudiants en droit, appuyés par le Conseil
islamique canadien (CIC), ont porté plainte, estimant qu’il s’agissait
de propos islamophobes. Après avoir exigé – et s’être vu refuser – le
droit de publier une très longue réplique dans les pages de Macleans
(la direction leur a plutôt suggéré de s’exprimer comme les autres
lecteurs, dans les pages prévues à cet effet), le CIC a porté plainte
auprès des commissions des droits de la personne canadienne et
ontarienne, ainsi qu’auprès du tribunal des droits de la personne de la
Colombie-Britannique. Ce dernier a accepté d’entendre la cause, ce qui
sera fait en juin prochain.


Nathalie Collard, Cyberpresse.ca |

Le magazine Macleans devra-t-il s’excuser d’avoir publié les opinions tranchées d’un chroniqueur à propos de la communauté musulmane?

En octobre 2006, l’hebdomadaire publiait le chapitre d’un livre de Marc Steyn intitulé The Future Belongs to Islam.
Chroniqueur vedette de la presse conservatrice, Steyn est reconnu pour
ses écrits chocs à l’endroit des musulmans. Dans l’extrait en question,
il décrit l’évolution démographique des pays européens et la compare à
celle des pays musulmans, laissant entendre qu’à moyen terme, l’Europe
sera ni plus ni moins «envahie» par des extrémistes islamistes et des
femmes voilées Quatre étudiants en droit, appuyés par le Conseil
islamique canadien (CIC), ont porté plainte, estimant qu’il s’agissait
de propos islamophobes. Après avoir exigé – et s’être vu refuser – le
droit de publier une très longue réplique dans les pages de Macleans
(la direction leur a plutôt suggéré de s’exprimer comme les autres
lecteurs, dans les pages prévues à cet effet), le CIC a porté plainte
auprès des commissions des droits de la personne canadienne et
ontarienne, ainsi qu’auprès du tribunal des droits de la personne de la
Colombie-Britannique. Ce dernier a accepté d’entendre la cause, ce qui
sera fait en juin prochain.

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