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Vastel

Donald Charette, Canoë | Michel Vastel ne parlait pas de la maladie qui le ravageait depuis quelques années et qui avait emporté ses dents et brûlé sa gorge. Quand il appelait, il était toujours aussi gentil et parlait de sa prochaine chronique ou ramassait toutes les petites bribes d’information qu’il pouvait glaner sur tout le…

Donald Charette, Canoë |

Michel Vastel ne parlait pas de la maladie qui le ravageait depuis quelques années et qui avait emporté ses dents et brûlé sa gorge.

Quand il appelait, il était toujours aussi gentil et parlait de sa prochaine chronique ou ramassait toutes les petites bribes d’information qu’il pouvait glaner sur tout le monde et les glissait dans son carnet. Ces informations, il les stockait, leur trouvait un sens et les utilisait quelque part dans un texte, une analyse, une entrevue… C’était ça la méthode Vastel combinée à une capacité de travail exceptionnelle. Sa maladie, je l’ai apprise de quelqu’un d’autre, et il refusait d’aborder le sujet même quand il subissait des traitements très agressifs. On avait fini par croire qu’il avait passé au travers. Hélas! non.

Je ne prétends pas le connaître parfaitement et je ne revendique pas faire partie de son groupe très restreint d’amis intimes, mais je l’ai fréquenté dans la capitale fédérale dans les années 70, dirigé au Soleil, retrouvé comme chroniqueur au Journal. Quel journaliste et quel caractère!

Ses montées de lait étaient légendaires. Plusieurs fois, à l’époque, j’ai annoncé à mon patron que Vastel avait démissionné… avec embargo, car nous savions tous que l’orage allait passer.

Donald Charette, Canoë |

Michel Vastel ne parlait pas de la maladie qui le ravageait depuis quelques années et qui avait emporté ses dents et brûlé sa gorge.

Quand il appelait, il était toujours aussi gentil et parlait de sa prochaine chronique ou ramassait toutes les petites bribes d’information qu’il pouvait glaner sur tout le monde et les glissait dans son carnet. Ces informations, il les stockait, leur trouvait un sens et les utilisait quelque part dans un texte, une analyse, une entrevue… C’était ça la méthode Vastel combinée à une capacité de travail exceptionnelle. Sa maladie, je l’ai apprise de quelqu’un d’autre, et il refusait d’aborder le sujet même quand il subissait des traitements très agressifs. On avait fini par croire qu’il avait passé au travers. Hélas! non.

Je ne prétends pas le connaître parfaitement et je ne revendique pas faire partie de son groupe très restreint d’amis intimes, mais je l’ai fréquenté dans la capitale fédérale dans les années 70, dirigé au Soleil, retrouvé comme chroniqueur au Journal. Quel journaliste et quel caractère!

Ses montées de lait étaient légendaires. Plusieurs fois, à l’époque, j’ai annoncé à mon patron que Vastel avait démissionné… avec embargo, car nous savions tous que l’orage allait passer.

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