La Fondation pour le journalisme canadien a annoncé son retrait comme bailleur de fonds principal du Canadian Journalism Project, organisme qui chapeaute les sites ProjetJ et J-Source, à partir de la fin 2013. Elle collaborera à développer un modèle de financement durable pour soutenir le projet.

 

La Fondation pour le journalisme canadien a annoncé son retrait comme bailleur de fonds principal du Canadian Journalism Project, organisme qui chapeaute les sites ProjetJ et J-Source, à partir de la fin 2013. Elle collaborera à développer un modèle de financement durable pour soutenir le projet.

Lancé en 2007 grâce à un partenariat de la Fondation, des écoles de journalisme et de l’Association canadienne des journalistes, le projet a été financé presque entièrement par la Fondation pour le journalisme canadien depuis ses débuts. Le président du conseil d’administration de la FJC, Bob Lewis, a fait parvenir une lettre aux responsables et partenaires du projet. « Maintenant qu’il est bien établi, le Conseil d’administration a décidé que le temps était venu de revoir la structure financière du projet et son mode de financement, en tenant compte du fait que la FJC cessera d’être le bailleur de fonds principal après 2013 », a laissé savoir M. Lewis.

ProjetJ et son équivalent de langue anglaise, J-Source, diffusent des nouvelles sur l’industrie du journalisme, recueillent des commentaires des lecteurs et offrent des ressources et outils pour les journalistes et les étudiants en journalisme. Chaque site a une équipe de rédaction distincte.

 “Le conseil d’administration s’engage à soutenir le projet pendant sa prochaine phase et a confiance qu’avec la collaboration de nos partenaires, nous pouvons créer un modèle de financement viable pour cet important projet national », ajoute M. Lewis.

Les personnes impliquées dans le projet ont fait écho à son optimisme. Colette Brin, fondatrice de ProjetJ et membre actuelle de son comité éditorial et du comité de direction, note que la perception du projet a évolué au fil des années. « Il y a beaucoup plus de soutien. Au début, quand nous avons lancé le site, il y avait beaucoup plus de scepticisme sur ce mode de financement et ce genre de projet », explique Mme Brin. « Je crois que le besoin pour ce genre de chose est beaucoup plus évident et les gens sont plus ouverts à considérer ce genre d’options », explique-t-elle a propos des alternatives au mode de financement.

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 « J-Source est le seul endroit où les journalistes de différentes régions, de différents médias peuvent se retrouver pour échanger sur l’état de la profession, sur l’industrie », a affirmé la rédactrice en chef, Janice Neil. « J’ai confiance que nous allons trouver le support financier pour réaliser ce que le projet tente d’accomplir. » 

Belinda Alzner, rédactrice en chef adjointe de J-Source et Stéphanie Lalut, rédactrice en chef de ProjetJ sont les deux seules employées à temps plein rémunérées pour leur projet respectif. J-Source compte sur plusieurs collaborateurs qui lui fournissent du contenu et de l’aide, en plus de leurs emplois dans des universités ou salles de nouvelles partout au pays. ProjetJ bénéficie également  de son propre comité éditorial et d’une équipe de collaborateurs.

Autre nouvelle : Anne Caroline Desplanques reviendra à ProjetJ à temps partiel, à partir du 1er novembre, afin d’appuyer Stéphanie Lalut. Mme Desplanques était rédactrice en chef de ProjetJ jusqu’en juillet dernier.

J-Source et ProjetJ ont obtenu le Prix du président de l’Association canadienne des journalistes en avril dernier pour leur contribution notable au journalisme. Lors de la présentation du prix, le président de l’Association, Hugo Rodrigues, a rappelé que le projet est né d’un désir d’être l’équivalent canadien de la prestigieuse fondation américaine Poynter. 

Traduction française adaptée d'un texte original de Belinda Alzner, rédactrice en chef adjointe de J-Source.