Rima Elkouri, La Presse |

Un jeune joueur de hockey tabasse son adversaire et c’est l’émoi.
C’est la manchette du téléjournal deux jours de suite, le sujet de
toutes les chroniques. Les tribunes téléphoniques s’emballent.

La rivière des commentateurs de sport déborde de son lit et inonde
l’aire médiatique. Le fait divers sportif devient affaire d’État. Le
Québec devient un grand plateau de 110%. On interpelle la
police, la justice, la ministre, le premier ministre, même. On réclame
des excuses officielles, des sanctions exemplaires, une enquête, des
audiences publiques et, un coup parti, pourquoi pas un référendum.

Vous me faites rire, les gars. Je dis les gars, parce que, mis à part
la ministre qui s’est vite emparée de la rondelle, je n’ai vu, lu et
entendu que des gars vraiment ameutés par cette histoire. Je parlais
d’une affaire d’État. Mais en fait, il semble que ce soit surtout
l’affaire de la moitié virile de l’État.

Rima Elkouri, La Presse |

Un jeune joueur de hockey tabasse son adversaire et c’est l’émoi.
C’est la manchette du téléjournal deux jours de suite, le sujet de
toutes les chroniques. Les tribunes téléphoniques s’emballent.

La rivière des commentateurs de sport déborde de son lit et inonde
l’aire médiatique. Le fait divers sportif devient affaire d’État. Le
Québec devient un grand plateau de 110%. On interpelle la
police, la justice, la ministre, le premier ministre, même. On réclame
des excuses officielles, des sanctions exemplaires, une enquête, des
audiences publiques et, un coup parti, pourquoi pas un référendum.

Vous me faites rire, les gars. Je dis les gars, parce que, mis à part
la ministre qui s’est vite emparée de la rondelle, je n’ai vu, lu et
entendu que des gars vraiment ameutés par cette histoire. Je parlais
d’une affaire d’État. Mais en fait, il semble que ce soit surtout
l’affaire de la moitié virile de l’État.

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