Le prince William et son épouse Kate Middleton font aujourd'hui escale à Yellowknife pour rencontrer les communautés autochtones des Territoires du Nord-Ouest. 1396 journalistes ont reçu une accréditation pour couvrir leur toute première visite officielle au Canada qui a débuté le 30 juin et se terminera le 8 juillet.

Le prince William et son épouse Kate Middleton font aujourd'hui escale à Yellowknife pour rencontrer les communautés autochtones des Territoires du Nord-Ouest. 1396 journalistes ont reçu une accréditation pour couvrir leur toute première visite officielle au Canada qui a débuté le 30 juin et se terminera le 8 juillet.

Les médias canadiens forment le gros du peloton (1122 accréditations), mais le reste du monde n'est pas en reste. 241 journalistes étrangers, dont 97 Britanniques sont du voyage. À leurs côtés, on dénombre notamment des Chinois, des Indiens, des Japonais et même des Qataris.

Ils s'intéressent aux réactions de la population, sollicitant notamment des entrevues avec le président du Réseau de résistance du Québec, Patrick Bourgeois, mais surtout aux activités du couple, décortiquant chaque intervention. La presse britannique s'est par exemple emballée d'un «yes, I hope so» (oui, je l'espère), la réponse de Kate Midleton à un passant qui lui a souhaité de fonder une famille.

L'intérêt des médias pour William et Kate les avait déjà poussés à dépêcher quelque 7000 professionnels lors de leur mariage, le 29 avril à Londres. Environ 2,5 milliards de téléspectateurs auraient suivi cet événement retransmis en direct d'un bout à l'autre de la planète.

En comparaison, la visite de reine Elizabeth II au Canada l'année dernière avait attiré 848 professionnels de l'information, dont une vingtaine d'étrangers. Elle avait pourtant coûté plus cher que ne devrait coûter le séjour du prince et de son épouse. Le ministre du Patrimoine, James Moore, évalue le coût de la visite du couple à 1,5 million de dollars, alors que celle de la reine en 2010 a coûté 2,79 millions de dollars.

Regain d'intérêt pour la monarchie ou potinage? «Je pense à tout le moins que pour un grand nombre de personnes, Kate et William suscitent la même curiosité que d'autres vedettes», a confié le vice-président aux affaires publiques chez Angus Reid, Jaideep Mukerji, à La Presse. Selon un sondage mené par cette firme de sondages pour le Toronto Star, 64% des Canadiens francophones et 25% des anglophones voudraient mettre un terme à la monarchie au pays.

 

Ajout (6 juillet):

L'écrivain Mario Cardinal, qui a été journaliste à Radio-Canada pendant 30 ans, se plaint ce matin de la place que le réseau public accorde à la visite du couple princier. Extrait de sa lettre publiée dans Le Devoir:

La télévision de Radio-Canada a complètement perdu la mesure. Un duc et sa jolie duchesse en Angleterre sont en vacances au bras de son cousin canadien, de toute la famille et de vous et moi et, pourtant, je pourrais vivre avec, pendant une semaine, du matin au soir et du soir au matin, si notre télévision n'était pas devenue folle. Elle n'a travaillé que pour eux et elle a complètement oublié (ou presque) l'univers, la Grèce avec ses problèmes politiques et économiques, Strauss-Kahn et la présidence française, Israël, le génocide des Palestiniens, les élections législatives de la Thaïlande, le 4 juillet des États-Unis, le Yémen, la Syrie, les réfugiés, etc. Il n'y a que quelques faits divers et les accidents de tous acabits qui ont grâce à ses yeux. (…) Les journalistes nous trompent sur de prétendues nouvelles qui ne sont, en somme, que grand spectacle.

 

 

Voir aussi:

Mariage princier: tous des médias à potins

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