Taïeb Moalla, Le Journal de Québec |

Les 770 journalistes accrédités pour la couverture du Sommet de la Francophonie ont eu très faim, hier, mais cela n’avait rien à voir avec les fromages succulents que les organisateurs leur offraient. Comme toutes les discussions des dignitaires avaient lieu à huis clos, les collègues ont été confinés, durant toute la journée, dans l’immense salle de presse du Centre des congrès de Québec. Tous guettaient les rares passages des responsables des différentes délégations pour leur arracher quelques mots, souvent des banalités.  Zyad Limam, président-directeur général d’Afrique Magazine, publication basée à Paris, n’en est pas à son premier Sommet de la Francophonie. Selon lui, « les organisateurs ont choisi un format de forum 1 + 1 (de chef à chef). Du coup, il y a des dizaines de ministres et de délégués qui s’emmerdent et qui ne servent à rien, car il y a juste le chef d’État qui participe. Ce n’est pas une très bonne idée d’isoler la presse ainsi ».  M. Limam a un bon souvenir du Sommet de la Francophonie qui a eu lieu à Bucarest (Roumanie), en septembre 2006. « Au début, il y avait une culture un peu Stasi (ancien ministère très puissant chargé de la Sécurité d’État). C’était hyper fermé. Au bout d’une journée, on (les journalistes) a pété les câbles et on est rentrés partout. »  Cela dit, il y aurait peu de chance que les choses se déroulent ainsi au Centre des congrès. « Au Canada, il y a une culture assez nord-américaine de la sécurité (…). Le côté souriant des Canadiens fait passer la pilule », pense M. Limam.  Infoman, star de la Francophonie?  En l’absence de véritables informations, les journalistes, surtout africains, se sont rués sur Jean-René Dufort, alias Infoman, véritable attraction de l’événement.  

Taïeb Moalla, Le Journal de Québec |

Les 770 journalistes accrédités pour la couverture du Sommet de la Francophonie ont eu très faim, hier, mais cela n’avait rien à voir avec les fromages succulents que les organisateurs leur offraient. Comme toutes les discussions des dignitaires avaient lieu à huis clos, les collègues ont été confinés, durant toute la journée, dans l’immense salle de presse du Centre des congrès de Québec. Tous guettaient les rares passages des responsables des différentes délégations pour leur arracher quelques mots, souvent des banalités.  Zyad Limam, président-directeur général d’Afrique Magazine, publication basée à Paris, n’en est pas à son premier Sommet de la Francophonie. Selon lui, « les organisateurs ont choisi un format de forum 1 + 1 (de chef à chef). Du coup, il y a des dizaines de ministres et de délégués qui s’emmerdent et qui ne servent à rien, car il y a juste le chef d’État qui participe. Ce n’est pas une très bonne idée d’isoler la presse ainsi ».  M. Limam a un bon souvenir du Sommet de la Francophonie qui a eu lieu à Bucarest (Roumanie), en septembre 2006. « Au début, il y avait une culture un peu Stasi (ancien ministère très puissant chargé de la Sécurité d’État). C’était hyper fermé. Au bout d’une journée, on (les journalistes) a pété les câbles et on est rentrés partout. »  Cela dit, il y aurait peu de chance que les choses se déroulent ainsi au Centre des congrès. « Au Canada, il y a une culture assez nord-américaine de la sécurité (…). Le côté souriant des Canadiens fait passer la pilule », pense M. Limam.  Infoman, star de la Francophonie?  En l’absence de véritables informations, les journalistes, surtout africains, se sont rués sur Jean-René Dufort, alias Infoman, véritable attraction de l’événement.  

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